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Réunion pour préparer les législatives de 2025 : Coulibaly-Kuibiert annonce un chronogramme serré, Le Pdci-Rda et le Ppa-CI absents

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02.11.2025
Le chapeau

Après l’organisation de l’élection présidentielle du samedi 25 octobre 2025 qui a enregistré la victoire d’Alassane Ouattara, le président de la Commission électorale indépendante (Cei), Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, repart de plus belle, avec cette fois-ci, l’organisation de l’élection des députés. Ce scrutin se tiendra le samedi 27 décembre 2025.

 

Au cours d’une réunion qu’il a organisée, le jeudi 30 octobre 2025, à Cocody- Les-Deux-Plateaux, Coulibaly-Kuibiert a échangé avec de potentiels candidats aux prochaines législatives. Une rencontre que le Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda) et le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (Ppa-CI) ont boycottée. 
Le président de la Cei va organiser sa dernière élection parce qu’étant à la fin de son mandat à la tête de l’Institution (un mandat de 6 ans non renouvelable de 2019 à 2025). 
Il a expliqué que l’article 90 nouveau de la Constitution dispose que « les pouvoirs de chaque Chambre du Parlement expirent à la fin de la deuxième session ordinaire de la dernière année de sa législature », c’est-à-dire le 31 décembre 2025. Cela implique qu’il faut courir pour ne pas avoir de vacance. « En exécution de l’article 66 du code électoral qui dispose que les élections des députés ont lieu avant l’expiration des pouvoirs de l’Assemblée nationale, la Commission électorale indépendante est dans l’obligation d’organiser les élections pour le renouvellement de l’Assemblée nationale avant le 31 décembre 2025. C’est pourquoi, sur sa proposition, le président de la République a signé le décret n°2025-656 du 30 juillet 2025 portant convocation des collèges électoraux en vue des élections des députés à l’Assemblée nationale, qui fixe la date du scrutin au samedi 27 décembre 2025 », a déclaré Coulibaly-Kuibiert devant des centaines de personnes.  
A l’entendre, pour cette échéance, le chronogramme indique que la période de dépôt des dossiers de candidatures part du 31 octobre au 12 novembre 2025, soit 13 jours. Cette étape démarre donc aujourd’hui vendredi 31 octobre. 
Quant à la phase du contentieux de l’éligibilité devant le Conseil constitutionnel, elle s’ouvre à partir du 19 novembre. Et la campagne électorale, du vendredi 19 décembre à 00 h au vendredi 26 décembre à minuit, soit 8 jours. « Vous remarquerez que celle-ci prend fin, exceptionnellement, à la veille du scrutin, afin de tenir compte de la fête de Noël », a-t-il confié.
La proclamation des résultats se fera sur la période du 28 au 30 décembre 2025. Elle donnera lieu à une phase de contentieux, avec la saisine du Conseil constitutionnel au plus tard le 5 janvier 2026. « La liste des députés dont les élections ne font pas l’objet de contentieux sera immédiatement transmise à l’Assemblée nationale. Dans tous les cas, la liste finale sera disponible au plus tard le 16 janvier 2026 », a fait savoir le président de la Cei. 

Efforts et sacrifices
Pour la constitution des dossiers de candidature, il a rassuré que les différentes administrations en charge de la délivrance des documents constitutifs ont déjà été saisies, à l’effet de faciliter leur obtention par les éventuels candidats. Il s’agit notamment des ministères de l’Intérieur et de la sécurité ; de la Justice et des droits de l’Homme ; et des Finances et du budget. 
Concernant le cautionnement, fixé à 100 000 F Cfa, la Caisse des dépôts et de consignations de Côte d’Ivoire (Cdc-CI) na expliqué la procédure de délivrance du reçu de cautionnement.
Ibrahime Coulibaly-Kuibiert s’est prononcé sur la représentation des femmes dans les Assemblées élues. Il a rappelé qu’en 2021, il y avait une discordance entre le code électoral et la loi n°2019-870 du 14 octobre 2019 favorisant la représentation des femmes dans les Assemblées élues et son décret d’application. 
De fait, alors que le code électoral n'exige le quota de 30 % que dans l'hypothèse des circonscriptions comportant plus de 2 sièges, la loi n°2019-870 du 14 octobre 2019 impose le quota pour les 2 scrutins, aussi bien uninominaux que de liste. Le décret d'application de la loi n°2019-870 du 14 octobre 2019, quant à lui, institue une différence de traitement entre les scrutins uninominaux et les scrutins de liste. « En raison de ces discordances, la Commission électorale indépendante, après des concertations avec les parties prenantes au processus électoral, notamment la rencontre avec les partis et groupements politiques et les Organisations de la société civile, tenue le jeudi 14 janvier 2021, à l'Espace Latrille Events, a opté pour l'application des dispositions du code électoral, à savoir que le pourcentage requis n'est exigé que pour les candidatures de liste de plus de deux sièges », a-t-il relevé aux potentiels candidats. Ajoutant que l'application du quota s'est limitée aux seuls partis et groupements politiques et non aux candidatures indépendantes. « A l’absence d’évolution relative à ce sujet, les dispositions de l’article 78 du code électoral seront reconduites pour les candidats présentés par les partis politiques et étendues aux indépendants. Il impose un quota de 30 % de candidatures féminines pour les circonscriptions de plus de 2 sièges », a-t-il souligné.
S’il a reconnu que ce chronogramme est « assez serré », Coulibaly-Kuibiert l’a imputé à des impératifs. « Conformément aux dispositions constitutionnelles, le mandat de cinq ans des députés élus le 6 mars 2021, expire à la fin de la deuxième session ordinaire de la dernière année de la législature, c’est-à-dire le 31 décembre 2025. Il faut donc organiser les élections avant le 31 décembre 2025 », a-t-il expliqué. « Les résultats des élections des députés à l’Assemblée nationale doivent être disponibles avant le 19 janvier 2026, c’est-à-dire le 3e lundi du mois de janvier 2026, date du début de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale. La période de dépôt des dossiers de candidature devrait tenir compte de la limite prévue par les textes, soit au plus tard 45 jours avant la date du scrutin », a-t-il indiqué. Avant d’affirmer que « la Cei s’engage à faire les efforts et les sacrifices nécessaires qui sont les siens pour doter notre pays d’Institutions fortes et régulières ».

 

Signature
Hervé KPODION
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