A l’ouverture, le ministre-gouverneur du District, Jean Claude Kouassi, a rappelé que la fonction de chef de village revêt désormais une double dimension : traditionnelle et administrative depuis la loi de 2014 qui confère au village le statut de circonscription administrative de base.
Il a expliqué que contrairement aux autres administrateurs, les chefs de village ne bénéficient pas toujours d’une formation adaptée. D’où la nécessité de renforcer leurs connaissances en gouvernance, gestion des ressources, production d’actes administratifs et résolution de conflits.
Devant une assemblée composée du corps préfectoral, du Conseil municipal, du vice-gouverneur, de représentants de la Croix rouge et de nombreuses autorités traditionnelles, Jean Claude Kouassi a salué l’engagement des chefs de village, « auxiliaires incontournables de notre administration et gardiens des traditions », qui jouent un rôle central dans la cohésion sociale et la stabilité communautaire. Il a insisté sur l’importance de les doter de nouveaux outils pour faire face aux mutations du pays, notamment en matière de gestion foncière et de gouvernance locale.
Le ministre-gouverneur a tenu à exprimer sa gratitude au préfet du département de Niakara pour son accompagnement constant, au maire pour la mise à disposition des infrastructures, ainsi qu’au président national de la Croix-rouge pour son soutien. Il a encouragé les chefs à s’approprier cette formation, gage de paix durable et de progrès dans les localités.
Il a exprimé le vœu que cette session contribue à renforcer la gouvernance locale et l’efficacité des chefs traditionnels. « En consolidant votre savoir et votre savoir-faire, nous consolidons la paix et le développement de Niakara », a-t-il conclu.
Le formateur principal, Oulei Louis Bonaventure, Chef du département des personnels de l’administration du territoire, a conduit les communications portant sur les notions fondamentales du village, le processus de désignation des chefs, leurs privilèges et incompatibilités, ainsi que la production des documents administratifs nécessaires à la gestion villageoise. La formation inclut également un module sur le rôle des mutuelles dans le développement local.
Les travaux, articulés autour d’une pédagogie participative et pratique, ont réuni 60 participants.