Dr Ehouman Maxim, directeur de la répartition au Burida, a fait savoir que la répartition trimestrielle du 15 décembre 2025 s’élève à 2 525 376 157 de F cfa, dont 1 604 445 140 de F cfa pour les droits d’auteur, 920 931 017 de F cfa pour les droits voisins. « Cette répartition de fin d’année couvre l’ensemble des catégories artistiques, toutes les périodes d’exploitation ainsi que les différentes classes de répartition prévues par le règlement intérieur », a-t-il expliqué. Il a également rappelé que les montants distribués incluent les droits collectés en Côte d'Ivoire, les droits étrangers reçus provenant des sociétés sœurs, ainsi que les droits étrangers envoyés aux ayants droits installés hors du pays. « Sur 10 520 sociétaires, 9 648 ayants droit bénéficieront de la répartition de décembre. Parmi eux, 85,24 % sont des membres du Burida, et plus de 4 300 créateurs percevront un montant équivalent au Smig. Ces chiffres traduisent l’impact social direct du droit d’auteur, qui demeure pour de nombreux artistes une source essentielle de revenus et de dignité », a dit le directeur de la répartition.
Abordant la question de l’assurance santé des créateurs, Kouamé François, chef du département des relations avec les ayants droit, a dressé un constat lucide. « Malgré les avancées, la situation reste insuffisante. Le Burida appelle à un renforcement du dispositif afin que les artistes, piliers de la vie culturelle nationale, ne soient plus exposés à la précarité face à la maladie », a-t-il exhorté.
Doh Marie, auditrice interne, a lancé un message à l’endroit des partis politiques, candidats et prestataires techniques : « L’utilisation des œuvres protégées durant les campagnes électorales doit impérativement se faire dans le respect de la loi. La création artistique ne saurait être instrumentalisée sans contrepartie légale et équitable ».