Un match, sur le papier, largement à la portée des demi-finalistes de la Coupe du monde Qatar 2022 (Maroc ; Ndlr) face à la 108e nation au classement Fifa de novembre 2025 (Les Comores ; Ndlr), mais qui s’est révélé bien plus compliqué sur la pelouse. Au final, le Maroc s’est imposé (2-0) au terme des 90 minutes, grâce à des réalisations de Brahim Diaz et d’Ayoub El Kaabi.
Le Maroc a souffert mais s’en est sorti finalement bien, surtout lors des 45 premières minutes au cours desquelles Les Comores se sont montrées très vaillantes. Face au bloc bas mis en place par le sélectionneur italien des Coelacanthes, Stefano Cusin, la bande à Hoalid Regragui s’est longtemps cassé les dents. Pourtant, poussés par un public totalement acquis à leur cause, les Lions de l’Atlas n’ont pas tardé à se signaler. On joue à peine la 10e minute lorsque Brahim Diaz, le sociétaire du Real Madrid, est rudoyé dans la surface de réparation adverse. L’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala n’hésite pas et indique le point de penalty. En l’absence d’Achraf Hakimi, resté sur le banc, Soufiane Rahimi, l’attaquant d’Al-Aïn Fc, se charge d’exécuter la sentence. Mais Yannick Marc Ahmed Pandor part du bon côté et repousse le cuir.
Le Maroc vient de manquer l’occasion de prendre l’avantage. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le capitaine marocain Romain Saïss sort sur blessure à la 18e minute. Un coup dur qui assomme quelque peu les Lions de l’Atlas, qui continuent de ronronner avec le ballon. Car malgré une nette domination dans la possession de balle (80 % contre 20 % pour les Comoriens), les Marocains peinent à se montrer dangereux, hormis ce penalty manqué. C’est donc sur un score nul et vierge (0-0) que les deux équipes regagnent les vestiaires.
Au retour des vestiaires, le Maroc affiche de bien meilleures intentions. Cela se traduit d’abord par une frappe de Neil El Aynaoui qui fuit le cadre de Pandor. Mais six minutes plus tard (55e mn), le portier comorien ne peut rien sur la frappe du plat du pied droit de Brahim Diaz au point de penalty, après un service précis de Mazraoui. Le Maroc ouvre enfin le score (1-0).
Ce but libère les Lions de l’Atlas, qui multiplient les offensives. À la 61e minute, le tir d’Ounahi est repoussé par la défense comorienne. Le Maroc pousse pour faire le break mais se heurte à un Pandor impérial, auteur d’une double parade exceptionnelle : d’abord sur une frappe enroulée du pied gauche de Mazraoui, puis sur une puissante volée, pied gauche également, d’El Yamiq.
C’est alors que Hoalid Regragui décide d’apporter du sang neuf. Il remplace Ounahi et Rahimi par Ezzalzouli et El Kaabi. Un coaching gagnant. À la 74e minute, Ayoub El Kaabi offre le break au Maroc d’un geste de grande classe. À la réception d’un centre précis d’Aguerd venu de la droite, l’attaquant de l’Olympiakos Fc s’élève et catapulte le ballon au fond des filets d’un spectaculaire geste acrobatique du pied gauche (2-0).
Le Maroc a eu chaud mais s’en sort finalement grâce à son expérience et son réalisme.