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Can 2025 / 8es de finale : Le sélectionneur Brama Traoré explique la défaite des Étalons face aux Éléphants

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08.01.2026
Le chapeau

La lourde défaite du Burkina Faso face à la Côte d’Ivoire (0-3), mardi 6 janvier 2026, à Marrakech, en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football-Maroc 2025, laisse un goût amer dans le camp burkinabè. En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur des Étalons, Brama Traoré, a longuement expliqué les raisons de cet échec, reconnaissant la supériorité ivoirienne tout en assumant ses choix.

Selon le technicien burkinabè, tout avait pourtant été préparé autour d’un plan précis : bien entamer la rencontre et tenter, par la suite, de contrôler une équipe ivoirienne réputée pour sa maîtrise technique et ses individualités. « Mais après l’ouverture du score, nous sommes sortis du match », a-t-il reconnu, pointant un premier tournant décisif. Ce but encaissé trop tôt a désorganisé les Étalons, incapables de retrouver leur équilibre mental et tactique.
Le changement de système, opéré pour contrer le jeu sur les ailes des Éléphants, n’a pas non plus porté ses fruits. Face aux qualités d’Amad Diallo et de Yan Diomandé, le Burkina Faso avait opté pour un dispositif plus prudent, censé fermer les couloirs. « Avec le recul, notre plan n’était peut-être pas le mieux adapté », a admis Traoré, lucide sur les limites de son approche face à une équipe ivoirienne jugée « très évoluée ».
Autre facteur majeur : l’écart de qualité individuelle. Si le Burkina Faso misait avant tout sur la force du collectif, la Côte d’Ivoire a fait la différence grâce à ses talents, capables de faire basculer un match à tout moment. « En face, il y a des individualités très marquantes », a souligné le sélectionneur, évoquant un déséquilibre que son équipe n’a jamais réussi à compenser.
Les absences de plusieurs joueurs clés ont également pesé lourd. Dans une compétition aussi exigeante, le manque de profondeur de banc s’est fait ressentir. « Une Coupe d’Afrique se gagne avec un bon effectif et un bon banc », a rappelé Brama Traoré, assumant pleinement ses choix malgré les regrets.
Menés 2-0, les Étalons ont bien cru à un possible retour mais sans parvenir à faire douter les champions d’Afrique. L’engagement et l’envie n’ont pas été au rendez-vous ; un constat amer pour un sélectionneur qui n’élude rien. « Ce soir, nous n’avons tout simplement pas été bons », a-t-il tranché.
Malgré l’élimination, Brama Traoré refuse toutefois de tout remettre en cause. Convaincu que cette équipe peut grandir à partir de cet échec, il a appelé à la patience, au travail et à la continuité. Pour le Burkina Faso, cette défaite doit servir de leçon afin de revenir plus fort sur la scène continentale.

 

Signature
Guillaume AHOUTOU à Marrakech
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