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Yamoussoukro- Après les violences / Dr Doumbia Soumaïla (Superviseur de la Cei) rassure : « Rien n'a été détruit au niveau du matériel électoral »

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23.10.2025
Le chapeau

Le superviseur de la Commission électorale indépendante (Cei) pour les régions du Bélier, du N'Zi et du District autonome de Yamoussoukro, Dr Doumbia Soumaïla, a échangé, le mardi 21 octobre 2025, avec le corps préfectoral et la chefferie traditionnelle, à la préfecture de Yamoussoukro. Cela, à la faveur de la présentation officielle du mode opératoire de la présidentielle du samedi 25 octobre prochain. 

L’émissaire de la Cei a saisi cette occasion pour évoquer la situation relative aux violences enregistrées dans la capitale politique. « Avec la situation qui prévaut actuellement à Yamoussoukro, il était important, pour nous, de rassurer les populations, pour indiquer que certes, l'un de nos bâtiments annexes où travaillent nos collaborateurs a été détruit, vandalisé. Il s’y trouvait des documents de formation, du mobilier et du matériel informatique. Tous ces éléments ont été détruits suite aux difficultés qu'il y a eu dans la ville. Mais cela n'arrête pas le processus électoral parce que dans nos autres sièges et bureaux, nous avons tout le matériel électoral qui est présent et vraiment sain. Rien n'a été détruit au niveau du matériel électoral », a fait savoir Dr Doumbia Soumaïla. « Nos déploiements se feront sans problème. Parce que notre siège principal est intact, notre entrepôt à partir duquel nous nous déployons dans toute la région est intact. Donc l'élection se fera normalement, le 25 octobre. Et nous saisissons cette occasion pour appeler à la paix, pour demander à tous d'aller dans le sens d'une élection apaisée. L'élection en Côte d'Ivoire n'est pas obligatoire. Donc, on n’est pas obligé d’y aller mais il ne faut pas empêcher ceux qui veulent y aller de le faire », a recommandé Doumbia Soumaïla.
Pour sa part, le préfet de région, préfet du département de Yamoussoukro, Coulibaly Gando, a insisté sur la nécessité de promouvoir la paix. « Depuis 3 mois, je suis en train de parler aux populations, notamment aux jeunes, pour leur demander d'éviter les violences et les inviter à aller à des élections sans violence. Beaucoup de structures étatiques et des Ong l'ont fait avec moi. Ce n'est pas parce qu'on n'est pas content qu'il faut brûler la maison. Rien ne doit justifier la violence. Le 25 octobre n'est pas la fin du monde. La vie va continuer après le 25 octobre. Et pour aucune raison, nous ne devrons semer le désordre. J'ai demandé aux jeunes d'arrêter tout pour aller à la paix », a martelé le préfet Coulibaly Gando. Qui s’est réjoui de ce que la situation est progressivement en train de s’améliorer dans la capitale politique.

 

Signature
Camille SIABA (Correspondant régional)
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