Dès les premières heures de la matinée, certains bureaux de vote tardaient à s’animer. C’était notamment le cas à l’Ecole primaire publique (Epp) Cité Concorde (Abobo PK 18), à l’Epp Abobo Agbekoi ou encore à l’école Konaté Freinet, dans le centre d’Abobo. Là, le flux d’électeurs s’est fait attendre avant de s’intensifier progressivement en fin de matinée.
En revanche, dans d’autres établissements, les électeurs se sont mobilisés dès l’ouverture des bureaux à 8 h. De longues files d’attente ont été observées à Bokabo Associé (quartier Derrière Rails), à l’Epv Makan Traoré (Abobo Kennedy), à l’Epv Sainte-Thérèse (Abobo Clotcha), ainsi qu’à Marie-Rose de Lima et Saint-Charles Lebon, dans le quartier Bois-Sec.
Selon le constat fait de 8 h à 16 h 30, la présence des représentants de candidats dans les bureaux de vote demeurait limitée. Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), parti au pouvoir, était le plus fortement représenté sur le terrain. « Depuis ce matin, ce sont surtout les représentants du candidat du Rhdp qu’on voit dans les bureaux de vote », a confié un agent de la Commission électorale indépendante (Cei), rencontré à l’Epp Cité Concorde.
L’autre fait observer était la lenteur du processus électoral. Des personnes attendaient longtemps dans les rangs. Cela était dû au fait que des personnes retiraient leur carte d’électeur, avant de voter. « La majorité des personnes viennent sans leur carte d’électeur. Donc, nous devons d’abord chercher leur carte, après quoi ils vont passer au vote. C’est ce qui rend peu lent le travail », nous a fait savoir un autre agent de la Cei à l’Epp Cité Concorde.
Le Collège Nadreau La Source, Centre de vote de la maire de la commune, Kandia Camara, a connu une forte affluence dès la matinée. « Je suis une bonne Ivoirienne et je viens d’accomplir mon devoir civique en mettant mon bulletin dans l’urne. Tout citoyen de 18 ans et plus, inscrit sur la liste électorale, doit faire de même, car c’est un acte démocratique et citoyen, une preuve d’amour pour la patrie et de respect pour nos Institutions », a déclaré Kandia Camara, après avoir glissé son bulletin dans l’urne. Non sans saluer la mobilisation des électeurs, notamment des femmes et des jeunes.
Elle a insisté sur la préservation de la paix et la stabilité comme condition essentielle de la prospérité nationale. « Aujourd’hui, malgré les tensions dans la sous-région, la Côte d’Ivoire reste en paix. Les Ivoiriens vaquent à leurs occupations dans la sécurité et la joie. Cela, nous devons le préserver », a-t-elle dit.
Parmi les électeurs rencontrés, figurait le candidat recalé à la présidentielle de 2025, Jean François Kouassi, qui a accompli son devoir civique au Collège Marie Blanche d’Abobo Houphouët-Boigny. « Je viens d’accomplir mon devoir de citoyen. Même si ma candidature n’a pas été retenue, je ne me décourage pas, car notre véritable pouvoir, c’est le vote », a-t-il déclaré.
Jean François Kouassi a exhorté les jeunes à s’exprimer dans les urnes. « Si vous n’êtes pas contents du chômage, de la corruption, de la mauvaise gouvernance ou de la cherté de la vie, venez voter. Le vrai pouvoir appartient au peuple, et le peuple s’exprime dans les urnes », a-t-il expliqué.
Des électeurs rencontrés ont dit espérer que leurs voix contribueront à « consolider la paix et à poursuivre le développement de la Côte d’Ivoire ».
De son côté, Kouadio Luc, votant au Lycée moderne d'Abobo, traumatisé par les événements de 2010, a souhaité que les résultats de ces élections, qui seront proclamés, soient respectés de tous. « Nous sommes venus voter en toute quiétude. Mais nous invitons les candidats à un jeu démocratique. Il faudrait qu'ils acceptent les résultats qui seront donnés à l’issue de cette élection. Nous ne voulons pas revivre les événements de 2010 », a-t-il souligné.