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Conseil des ministres/ Pourquoi la Cei a été dissoute

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Publié il y'a 13 heures
07.05.2026
Le chapeau

C’est l’une voire la principale décision du Conseil des ministres qui s’est tenu, le mercredi 6 mai 2026, au Palais présidentiel du Plateau, sous la présidence du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Le gouvernement a, en effet, dissous la Commission électorale indépendante (Cei). 

Selon le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly dit Am’s, après 25 ans, il s’agit de répondre aux griefs relevés par les différentes parties dans le fonctionnement de l’organe en charge des élections et surtout permettre la mise en place d’un organe plus consensuel et plus susceptible « de garantir durablement la tenue des élections apaisées dans notre pays ». « Au terme du dernier cycle électoral, et au regard des réserves relevées à l’endroit de cette Institution, ainsi que des critiques dont elle a fait l’objet, le Conseil a décidé de sa dissolution. Cette dissolution ouvre la voie à l’avènement d’un nouveau mécanisme de gestion des élections, à même de rassurer davantage les acteurs politiques et les Ivoiriens, et de garantir durablement la tenue des élections apaisées dans notre pays », a expliqué Amadou Coulibaly lors de la conférence de presse qui a sanctionné la réunion du gouvernement. 
Les détails de ce nouvel instrument de gestion des élections, à suivre le conférencier, feront l’objet de discussions au niveau du gouvernement pour la définition de la forme qu’il prendra. « (…) Le gouvernement ivoirien est à l’écoute des populations, de toutes les populations. Et c’est certainement pour cela qu’il a abouti à la dissolution de la Commission électorale indépendante. Ça, c’est le premier acte dont je souhaite que nous prenions acte. Pour la suite, il y a une nouvelle ère qui va s’ouvrir. Ce qu’il faut savoir, l’objectif est d’arriver à l’organisation d’élections apaisées, de garantir de façon durable l’organisation d’élections apaisées en créant davantage de confiance et en rassurant l’ensemble des Ivoiriens et de la classe politique. Très bientôt, on verra les mécanismes qui seront mis en place afin de permettre d’atteindre cet objectif … », a précisé le ministre Amadou Coulibaly.

 

114 838,5 milliards de F Cfa à collecter auprès des partenaires
Après son adoption par les deux Chambres du Parlement, le porte-parole du gouvernement a annoncé l’organisation d’un Groupe consultatif pour le financement du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030, les 8 et 9 juillet prochains, à Abidjan. Cette réunion, initiée avec l’appui de la Banque mondiale, de l’Union européenne (Ue), de la Banque africaine de développement (Bad) et du système des Nations unies, permettra de partager la vision de développement de la Côte d’Ivoire avec ses partenaires, mais surtout d’engager les investisseurs extérieurs publics et privés pour son financement. Il est attendu respectivement 70,2 milliards de F Cfa et 37 933,1 milliards de F Cfa des secteurs privé et public pour financer les investissements estimés à 114 838,5 milliards de F Cfa, sur la période 2026-2030. « Pour couvrir ce besoin, il est attendu une mobilisation de 26 794,8 milliards de F Cfa sur le marché financier, dont 24 504 milliards, soit 91,6% du financement sur le marché régional, et 2 240,8 milliards de F Cfa, soit 8,4% sur le marché international, conformément à la stratégie de gestion de la dette à moyen terme. Il en résulte un financement à mobiliser au cours du Groupe consultatif de 11 138 ,2 milliards de F Cfa, dont 7 745,5 milliards sont identifiés pour les emprunts projets. Le financement à rechercher se situe ainsi à 3 388,8 milliards de F Cfa, couvrant 8,9% du besoin de financement du Pnd », a détaillé le ministre Amadou Coulibaly. 
La réunion de ce mercredi a également permis la ratification de la Convention 190 sur la violence et le harcèlement, adoptée le 21 juin 2019 et visant à garantir un environnement de travail sain, exempt de violence et de harcèlement. Le ministre a rappelé l’existence d’un numéro vert- ‘’101’’- pour dénoncer les éventuels cas et faire des contributions en vue de lutter contre le harcèlement et les autres formes de violence. 
Il s’est, par ailleurs, réjoui de l’évolution du rang de la Côte d’Ivoire  -54e place- au dernier classement de Reporters sans frontières (Rsf) sur la liberté de la presse, saluant le travail de la presse elle-même. « (…) Il n’y a pas d’auto-censure encore moins de censure. Donc nous ne pouvons que nous féliciter de ce résultat qui reflète la réalité sur le terrain. On ne tue pas de journalistes en Côte d’Ivoire, on ne les emprisonne pas. Qu’ils soient entendus dans le cadre de procédures mais entendus de façon libre. C’est normal qu’un Etat organisé cherche à en savoir davantage sur certaines informations qui sont données. Mais la dépénalisation de la presse est une réalité dans notre pays. Il n’y a aucun abus ; aucun journaliste n’a été molesté, battu… dans notre pays. Tout cela montre que nous vivons une vraie liberté de la presse », a reconnu Amadou Coulibaly. 

Signature
Alassane SANOU
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