Près d’un mois après la dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei), les attentes demeurent intactes sur la reconfiguration du nouveau mécanisme de gestion des élections. Dans une publication Facebook, le lundi 1er juin 2026, le président d’Aube nouvelle, Vincent Toh Bi, a réitéré son appel à repenser, au-delà de la Cei, tout le dispositif électoral pour assurer des scrutins inclusifs, apaisés et transparents. « … Nous savons qu’une Commission électorale ne compte que pour 30% dans l’organisation d’élections transparentes. Donc nous voulons une commission crédible, mais nous demandons que les 70% d’indicateurs qui font aussi la crédibilité d’une élection soient également satisfaits : environnement institutionnel, liberté d’expression, réglementation de l’utilisation de l’argent dans les élections, protection des partis politiques, lois de participation électorale, impartialité des institutions en charge du contentieux électoral, révision des procédures techniques d’organisation des élections », a suggéré Vincent Toh Bi. Et d’appuyer : « La Commission électorale, c’est 30% dans la crédibilité et la transparence des élections. Nous voulons la pleine réalisation de ces 30% et le total accomplissement des 70% constitués d’autres facteurs pour que la Côte d’Ivoire arrête définitivement avec les crises électorales et leurs cortèges de morts et de destructions ».
Pour ce qui est de l’organe qui va remplacer la Cei, il a appelé à des consultations de toutes les parties pour plancher sur la question et parvenir à une « une agence électorale impartiale, crédible, transparente, indépendante ». « Quand on parle d’élections, tout le monde regarde la Commission électorale. C’est vrai, il faut que la Commission électorale soit la plus impartiale et la plus crédible possible pour conduire nos processus électoraux. C’est pourquoi nous voulons entendre, depuis la dissolution de la Commission électorale, qu’il y a de larges consultations avec toutes les forces sociales et politiques pour la configuration d’une future agence électorale. Mais il n’y a aucune rumeur dans ce sens », a regretté Vincent Toh Bi.
Dans cette situation, il a aussi déploré que les différentes parties, dont les partis de l’opposition, soient « passées à autre chose ». « Un matin, on va se réveiller. On va apprendre qu’un texte a été adopté et qu’il passera au vote la semaine d’après. On va recommencer à crier et à faire grand bruit. Le texte sera adopté à une majorité écrasante. Et nous repartirons vers de nouveaux désaccords meurtriers et violents pour les élections à venir », a alerté l’ancien préfet d’Abidjan.