Le Directeur de cabinet, le professeur Arsène Kobea, représentant le professeur Adama Diawara, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, s’est réjoui de la qualité des travaux menés. Il a souligné que, malgré les progrès notables du système ivoirien d’enseignement supérieur et de recherche, des défis persistent, notamment en matière de qualité des formations, de pertinence des curricula et de capacités en recherche et innovation.
Selon lui, cette troisième phase du programme des Centres d’excellence africains marque une évolution importante. « Ace Innovate nous invite à dépasser les logiques d’îlots d’excellence pour promouvoir une transformation institutionnelle plus globale et inclusive », a-t-il expliqué.
Le projet repose sur quatre axes majeurs : le renforcement des Centres d’excellence et de leurs universités hôtes, l’élargissement de l’accès aux compétences via des consortiums nationaux, le développement de partenariats universités-industries et le renforcement de la coopération régionale.
Les travaux ont été organisés en quatre groupes thématiques couvrant l’agro-industrie et l’agriculture à forte valeur ajoutée ; l’énergie, les mines et les infrastructures ; la santé, le tourisme et les industries manufacturières ; et le numérique, l’intelligence artificielle, les Stem et l’entrepreneuriat. Ces échanges ont permis d’identifier les compétences prioritaires, d’évaluer les capacités institutionnelles à renforcer, de réfléchir à la mise en place de consortiums nationaux et d’approfondir les mécanismes de collaboration entre le monde académique et le secteur productif.
Au terme des assises, plusieurs enseignements majeurs ont été dégagés, notamment le rôle déterminant du capital humain dans la transformation socio-économique, l’importance de l’employabilité des jeunes, la valorisation des compétences intermédiaires issues de l’enseignement technique et professionnel, ainsi que la nécessité d’une collaboration étroite entre universités et entreprises. Le professeur Arsène Kobea a annoncé la création prochaine d’un Comité national de pilotage, et la désignation d’un point focal chargé de coordonner la mise en œuvre du projet.
Intervenant au nom des partenaires techniques et financiers, Modibo Sidibé, économiste principal en éducation à la Banque mondiale, a salué l’engagement des participants et réaffirmé le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd). Il a souligné les priorités issues des échanges, notamment l’adéquation formation-emploi, le renforcement des partenariats public-privé, la valorisation de la recherche et la nécessité d’une équité dans l’accès aux opportunités, en particulier pour les femmes et les jeunes.
De son côté, le Président du comité d’organisation (Pco), Vamara Touré, a insisté sur la portée stratégique de cette consultation. « Il ne s’agissait pas d’une rencontre de plus mais d’un moment décisif pour l’avenir de notre enseignement supérieur, de notre recherche et de l’employabilité de notre jeunesse », a-t-il affirmé.