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Effondrement d’un immeuble à Koumassi-Soweto: Le chantier ne disposait pas de permis de construire

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Publié il y'a 19 heures
28.05.2026
Le chapeau

L’effondrement d’un immeuble R+5, tôt le matin du samedi 23 mai 2026, au quartier Zoé Bruno encore appelé Soweto, derrière l’hôtel Belem, dans la commune de Koumassi, aura coûté la vie à 8 personnes, selon le dernier bilan dressé par Groupement des sapeurs-pompiers-militaires (Gspm).

 

Les opérations de recherche et de déblaiement engagées par les secours, dès les premières heures du drame, avaient permis de sortir des décombres les corps sans vie de 04 personnes qui ont été mis à la disposition des pompes funèbres. Le dimanche 24 mai, soit 24 heures après le début des recherches, 04 autres corps ont été extraits des gravats, portant le bilan à 08 victimes décédées. 
Le ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie qui a produit un communiqué à la suite de cet effondrement d’immeuble a livré une information glaciale. « Les premières investigations révèlent que le chantier ne disposait pas de permis de construire », lit-on dans le communiqué. 
Une situation d’autant plus incompréhensible et inacceptable que le sinistre concerne un bâtiment à usage d’habitation. Selon des témoins dans le quartier, les 1er et 2e étages de l’immeuble étaient déjà habités. Ce sont les 3e, 4e et 5e étages qui étaient en construction. « Les premières analyses laissent penser que les causes du sinistre sont à rechercher dans des défaillances en matière de dimensionnement des charges à supporter par l’édifice, qui s’est effondré par affaissement à la suite des travaux de coulage du béton au niveau du plancher du 5e étage, dont les effets ont été aggravés par la forte pluie tombée sur le quartier les heures qui ont précédé », explique le ministère de l’Urbanisme, du Logement et du Cadre de vie dans son document. 
Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet énième effondrement d’immeuble remet au goût du jour le débat sur les normes de construction, qui sont bien souvent foulées au pied sur des chantiers, dans le District autonome d’Abidjan.  

Signature
Franck SOUHONE
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