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Interview/ A l’issue des assises pour la révision des textes de la Fédération ivoirienne de judo désormais Côte d’Ivoire Judo / Seydou Dabonné (Pdt de Côte d’Ivoire judo) : « Nous sommes en train de faire un travail en profondeur »

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Publié il y'a 5 heures
10.07.2026
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A l’issue des assises pour la révision des textes de la Fédération ivoirienne de judo, désormais ‘’Côte d’Ivoire Judo’’, le samedi 20 juin 2026, le président Seydou Dabonné s’est confié à la presse. 

 

Président, après des mois de tensions, la Fédération ivoirienne de judo a pu réviser ses statuts, devant des émissaires internationaux. Qu’en dites-vous ?
Seydou Dabonné : Peut-on vraiment appeler ça des tensions ou des crises ? La Fédération ivoirienne de judo, aujourd'hui appelée ‘’Côte d'Ivoire judo’’, a toujours fonctionné correctement. Elle organisait ses compétitions, elle représentait la Côte d'Ivoire à l'extérieur. Le président que je suis a été élu président de l'Union des Fédérations ouest- africaines de judo, président de la Conférence des Fédérations sportives de Côte d'Ivoire. Le président a été nommé par l'Union africaine de judo. Nous sommes reconnus à l'international, nous sommes reconnus au plan national. Et donc, nous n'avons pas de problème. Il y a certainement des personnes qui voulaient perturber le bon fonctionnement de la Fédération. Sinon, pour nous, il n’y a pas de crises. Ce rendez-vous s’est bien déroulé et il nous a permis d’asseoir de nouveaux textes, avec le changement de dénomination. Désormais, on parle de Côte d’Ivoire judo. Et tout s’est déroulé devant les représentants du ministère des Sports et des émissaires internationaux qui ont suivi le processus de bout en bout. Côte d’Ivoire judo est donc au travail et tout va très bien.

Peut-on dire que la crise est terminée ?
La crise est désormais derrière nous. Ces résolutions sont le résultat des recommandations du Comité bipartite mis en place par le ministère des Sports et le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (Cno-Civ) pour nous demander la révision de nos textes, pour nous aligner sur la loi de 2014 et l’ordonnance de 2024. Nous avons pris un magistrat hors hiérarchie pour être dans ce Comité, nous avons également des membres du ministère des Sports, des émissaires internationaux. Et nos textes ont été votés à l’unanimité suite à des débats avec les membres de la Fédération. Aujourd’hui, nos textes sont alignés sur la loi de 2014 et l’ordonnance de 2024. Notre Fédération est reconnue par la Fédération internationale de judo et l’Union africaine de judo. Donc, tout est bien qui finit bien.

Récemment, vous étiez en Afrique du Sud pour une compétition internationale. Qu’est-ce que les athlètes ont réalisé comme résultat ? 
Nous revenons de l’Afrique du Sud avec 4 médailles, dont 3 en Or et 1 en Bronze, obtenues par nos juniors qui constituent la relève. On savait, quand on arrivait au pouvoir, qu'il allait y avoir un vide pour se faire des médailles internationales parce qu'on n'avait pas pensé au renouvellement de l'élite. Là, nous avons commencé avec les minimes, les cadets, les juniors, et ces résultats viennent nous renforcer dans notre conviction que le travail que nous avons commencé est en train de porter ses fruits. Ce n'est qu'un résultat, le travail doit continuer et nous espérons, avec l'adhésion de tous les membres de la Fédération, atteindre ces objectifs. Je remercie aussi le ministère des Sports qui, depuis notre arrivée, nous soutient parce que nous faisons le travail qu'il nous demande.

Quelles sont les perspectives ?
Les perspectives sont bonnes parce que nous sommes en train de faire un travail en profondeur qui ne se voit pas pour le moment. Nous sommes en train de mettre en place la fondation du judo ivoirien, en installant le judo déjà dans les écoles à travers le pays. Il n'y avait que deux villes qui faisaient le judo en Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, il y a 15 villes.

Quel est votre message à l'endroit de vos membres actifs et de la communauté sportive ivoirienne ?
Tous nos membres actifs savent tout et sont sereins. Et c'est pourquoi ils ne se sont jamais agités face aux agissements de certaines personnes. Je les félicite et les encourage pour la sérénité et la sagesse qu'ils ont adoptées durant la période de turbulence que nous avons connue.  À la communauté sportive ivoirienne, j'adresse également mes remerciements. Presque toutes les Fédérations nationales nous ont apportés leur soutien. Elles nous ont été solidaires. Elles ont été extraordinaires. Aujourd'hui, nous sommes au travail pour le rayonnement du judo, aussi bien en Côte d'Ivoire que partout ailleurs.

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Propos recueillis par Guillaume AHOUTOU
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