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Une forte pluie soulève des interrogations sur la pelouse du stade Ebimpé/ • Séraphin Douéhi (Délégué Ons du stade) réagit : « La pelouse…n’est pas problématique »

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Publié il y'a 4 mois
17.10.2025
Le chapeau

Sous une pluie battante, le stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé a vécu, le mardi 14 octobre 2025, une soirée aussi décisive que mouvementée. La rencontre entre la Côte d’Ivoire et le Kenya, comptant pour la dernière journée des éliminatoires du Mondial 2026, a été perturbée par une forte averse, soulevant une vive polémique sur la qualité de la pelouse. Face aux critiques, le délégué de l’Office national des sports, Séraphin Douéhi, a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que le stade ne souffre d’aucune défaillance structurelle, évoquant plutôt des conditions météorologiques exceptionnelles.

Le stade Olympique Alassane Ouattara d’Ebimpé, à Anyama, a accueilli, le mardi 14 octobre 2025, la rencontre décisive entre la Côte d’Ivoire et le Kenya, comptant pour la 10ᵉ et dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde de football 2026 dans le groupe F. Un match crucial qui, pourtant, a été perturbé par une forte averse survenue en cours de première période. Pendant 24 minutes, la pluie s’est abattue sur l’enceinte, provoquant une stagnation de l’eau sur la pelouse et compliquant considérablement le jeu des deux équipes. Cette situation a suscité de vives réactions chez des spectateurs et commentateurs, certains n’hésitant pas à mettre en doute la qualité de la pelouse du stade.
Face à la polémique naissante, Séraphin Douéhi, délégué de l’Office national des sports (Ons) du Stade Olympique Alassane Ouattara, est intervenu dès le lendemain, mercredi 15 octobre 2025, sur les ondes de la radio Nostalgie, dans l’émission Nostafoot, pour apporter des clarifications et rassurer l’opinion publique. « La pelouse du stade Olympique Alassane Ouattara n’est pas problématique », a-t-il précisé. Selon lui, deux éléments fondamentaux soutiennent cette affirmation : la solidité éprouvée de la pelouse et le bon fonctionnement du système de drainage.
Il a rappelé qu’après la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2023, le stade a accueilli pas moins de 38 rencontres, dont 4 matchs internationaux comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026, organisés pour des pays dont les stades n’étaient pas homologués. « Toutes ces rencontres se sont tenues, aussi bien en saison sèche qu’en saison pluvieuse. Et même en cas d’orage, les matchs ont toujours pu se jouer normalement », a-t-il insisté.
Pour l’année 2025 à elle seule, 28 matchs ont déjà été organisés sur cette même pelouse ; un chiffre qui témoigne, selon lui, de sa résilience et de sa qualité.
Concernant les flaques d’eau observées sur la pelouse, Séraphin Douéhi a précisé que le système de drainage fonctionne conformément aux standards internationaux. Toutefois, il reconnaît que la quantité d’eau tombée durant la rencontre était exceptionnelle. « Nous avons reçu 38 mm d’eau en très peu de temps. Les spécialistes diront qu’au-delà de 30 mm, il s’agit déjà d’un orage. Et avec un orage, ce n’est pas seulement la quantité, c’est aussi la force de la pluie qui impacte le drainage », a indiqué Séraphin Douéhi.
Il a souligné que même les plus grands stades du monde, comme ceux de Manchester ou le Santiago Bernabéu à Madrid, ont connu des situations similaires. « Si vous avez une grande quantité d'eau, bien entendu, quelle que soit la qualité du système de drainage, il y aura un temps pour que l'eau puisse s'infiltrer maximum : c'est 15 minutes. Et hier (mardi 14 octobre 2025, Ndlr) nous avons pu faire le test à la fin de la pluie (…) en 15 mn faire partir l'eau », 
Séraphin Douéhi a rappelé, par ailleurs, que les règlements de la Fédération internationale de football association (Fifa) offrent à l’arbitre la possibilité d’interrompre un match temporairement en cas de pluie abondante ; le temps d’observer l’évolution des conditions météorologiques. « Si l’orage persiste, le match peut être suspendu ou reporté. Ce n’est pas une exception ivoirienne. Même les grandes nations du football ont été confrontées à ce type de situation », a-t-il fait savoir.
Le délégué de l’Ons a réfuté toute idée de défaillance structurelle du stade d’Ebimpé. Pour lui, les événements du 14 octobre relèvent avant tout de circonstances météorologiques extrêmes que même les meilleurs dispositifs techniques ne peuvent pas complètement maîtriser. « Pour les questions de catastrophes ou bien d'intempéries, je peux dire qu'il n'y a aucun système aujourd'hui de drainage sur une pelouse qui puisse contenir une masse d'eau qui arrive dans un laps de temps », a souligné Séraphin Douéhi.

 

Signature
Wilfried KOUMAN
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