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Symposium international sur les collectivités territoriales : Harlette Badou Kouamé défend l’autonomie des différentes entités

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Publié il y'a 6 heures
27.03.2026
Le chapeau

Les communes ivoiriennes, piliers de la décentralisation, doivent franchir un cap décisif pour devenir de véritables moteurs du développement local, a plaidé Harlette Badou Kouamé, appelant à un renforcement de leurs moyens, de leurs compétences et de leur autonomie pour répondre efficacement aux attentes des populations.

Lors du Symposium international sur les collectivités territoriales qui s'est tenu, le jeudi 26 mars 2026, à Yamoussoukro, la première vice-présidente de l’Union des villes et communes de Côte d'Ivoire (Uvicoci), Harlette Badou Kouamé, a rappelé le rôle central des communes dans la dynamique de la décentralisation et du développement local en Côte d’Ivoire.
Pour elle, les communes représentent le premier niveau d’administration de proximité et incarnent le visage de l’État au plus près des populations. 
Mme Kouamé a souligné, selon nos sources, que les communes sont à la fois des relais de l’action publique et des moteurs d’initiatives locales. Elles interviennent au quotidien dans des domaines essentiels tels que l’éducation, la santé, l’environnement, les infrastructures, l’amélioration du cadre de vie, l’accès aux services sociaux de base, la promotion des activités économiques locales et le renforcement de la cohésion sociale.
Elle a rappelé que la décentralisation a connu des avancées significatives grâce à un cadre juridique structuré et la création de 201 communes sur l’ensemble du territoire national, mais que ses effets restent encore inégalement perceptibles avec seulement huit des seize compétences transférées aux collectivités pleinement opérationnelles.
Selon la maire de la commune d’Arrah, Harlette Badou Kouamé, les communes sont confrontées à des défis majeurs, notamment la faiblesse des ressources financières, le besoin de renforcer les capacités techniques et administratives des élus et agents locaux, ainsi que l’effectivité partielle du transfert des compétences, qui limitent leurs capacités à agir pleinement comme moteurs du développement local.
Pour surmonter ces obstacles, elle a insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomie financière des communes, de développer les compétences des élus et des administrations locales, d’assurer un transfert effectif des compétences avec les moyens correspondants et de favoriser les partenariats avec le secteur privé, les collectivités étrangères et la diaspora.
Harlette Badou Kouamé a appelé à passer d’une décentralisation formelle à une décentralisation pleinement opérationnelle, dotée de moyens adéquats et orientée vers des résultats mesurables, afin que les communes puissent créer de la richesse, renforcer la cohésion sociale et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
La modératrice du panel, la maire de la commune d’Abobo et présidente du Sénat, Kandia Kamissoko Camara, ainsi que les autres intervenants, ont reconnu le rôle stratégique des communes dans la vie quotidienne des populations et sur l’importance de la formation des agents et de la coopération pour impulser un développement local durable.

Signature
Constant KONAN
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