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Fédération ivoirienne de judo : Angbo Isaac dénonce un « passage en force » et exige l’arrêt de l’Ag élective du 6 décembre

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Publié il y'a 1 mois
03.12.2025
Le chapeau

À quatre jours de l’Assemblée générale élective du judo ivoirien, la contestation monte. L’ancien président de la Fijda, Angbo Isaac, dénonce un processus qu’il juge illégal et appelle à l’annulation pure et simple du scrutin du 6 décembre. Armé de documents et d’une décision arbitrale qu’il estime déterminante, il affirme que la Fédération actuelle n’a plus d’existence juridique et menace de saisir le TAS en cas de passage en force.

Angbo Isaac hausse le ton. L’ancien président de la Fédération ivoirienne de judo et disciplines assimilées (Fijda), aujourd’hui simple membre, comme il insiste à le préciser, a animé une conférence de presse, le mardi 2 décembre 2025, à Cocody-Danga, pour dénoncer le processus électoral en cours et appeler à l’annulation de l’Assemblée générale (Ag) élective prévue le 6 décembre 2025. Pour lui, cette Ag n’a aucune base juridique. « Je ne sais même pas comment appeler cette Fédération puisqu’elle n’existe plus », a-t-il lancé d’entrée, documents à l’appui.
Angbo Isaac a rappelé qu’un long bras de fer oppose son camp à la structure appelée ‘’Côte d’Ivoire Judo’’. Selon lui, l’Assemblée générale du 13 janvier 2024 a illégalement changé le nom de la Fédération et a validé des clubs inexistants. « Vingt-sept clubs n’avaient pas le droit de voter. Nous avons fait constater par commissaire de justice qu’ils n’existent pas. Personne ne nous a écoutés », a-t-il accusé. 
Malgré cela, une élection présidentielle a été organisée le 16 novembre 2024 ; un scrutin qu’il juge « illégitime ».
Saisis par son groupe, la Fédération internationale, l’Union africaine, le ministère des Sports et le Comité national olympique Côte d’Ivoire (Cno-civ) ont été alertés. Et pour Angbo Isaac, la sentence arbitrale du Cno-Civ change tout. « Cette décision annule Côte d’Ivoire Judo. Le Comité national olympique a jugé notre requête recevable. À partir de là, tout ce qui a été fait depuis deux ans n’existe plus », a-t-il argumenté.
Dès lors, il a estimé que plus personne n’a qualité pour convoquer une Ag. « Il n’y a plus de clubs, plus de Comité directeur, plus de collège électoral. On veut aller à une élection sans aucun fondement légal. C’est aller contre les textes », a-t-il martelé.
Angbo Isaac a dénoncé également la volonté du ministère de confier l’organisation du scrutin à la Fédération « déchue ». « Pourquoi permettre à un Comité directeur annulé d’organiser de nouvelles élections ? Dans toutes les autres Fédérations, on a créé des Comités ad hoc. Pourquoi pas au judo ? », a-t-il interrogé, évoquant des « contradictions » et des « incohérences » dans les courriers administratifs reçus.
Face à cette situation, sa position est ferme : « Le but de cette conférence de presse, c’est d’empêcher l’Ag de samedi. Nous n’allons pas baisser les bras. Les décisions de l’instance arbitrale doivent être respectées ». Et en cas de passage en force, il a prévenu : « Le seul recours, c’est le Tas. Et nous irons. Tout est prêt ».
Au-delà des joutes juridiques, Angbo Isaac a déploré surtout la paralysie du judo ivoirien. « Il n’y a plus d’animation fédérale. Les clubs ont peur de parler. Le niveau baisse. Nous nous battons pour le respect des textes et pour que le judo vive ».
Son message : sans application de la sentence arbitrale, aucune élection ne sera reconnue, ni en Côte d’Ivoire ni à l’international. « Nous ne prêchons pas dans le désert. Nous sommes dans le droit. Et le droit doit être dit ».

 

Signature
Guillaume AHOUTOU
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