À cette occasion, la représentante résidente de la Fes en Côte d’Ivoire, Nyat Mebrahtu, a salué l’engagement et la participation active des auditeurs tout au long du programme déployé à Abidjan, Bouaké, Daoukro et San-Pedro. Selon elle, cette étape ne symbolise pas seulement la fin d’un cycle de formation, mais marque surtout « le début d’un nouveau chapitre » pour les bénéficiaires appelés à jouer un rôle clé dans l’action collective. Réaffirmant l’option stratégique de la Fes d’investir dans la jeunesse syndicale, Nyat Mebrahtu a souligné que des leaders bien formés, conscients des enjeux économiques et sociaux contemporains, sont indispensables à la construction d’une société plus solidaire, démocratique et équitable. Elle a mis en exergue les acquis majeurs de la formation, notamment le renforcement des capacités en défense des droits des travailleurs, en dialogue social, en maîtrise des cadres normatifs et en promotion de syndicats inclusifs et responsables. La qualité des échanges et des contributions des participants a également été saluée, en particulier le panel consacré à la protection sociale, présenté comme un enjeu central pour l’avenir du travail en Côte d’Ivoire. Invitant les nouveaux certifiés à devenir de véritables « multiplicateurs » de valeurs démocratiques au sein de leurs organisations, la représentante résidente a rassuré quant à l’engagement constant de la Fes à accompagner leurs initiatives et projets futurs.
Au nom des anciennes promotions, Abé Raïssa, représentante de la communauté syndicaliste de la 6ᵉ promotion, a exhorté les nouveaux diplômés à mettre en pratique, dans leurs structures respectives, les principes de dialogue social, de négociation constructive et d’engagement responsable acquis au cours de la formation, tout en exprimant sa reconnaissance à la Fes et aux formateurs pour leur contribution au renforcement du mouvement syndical ivoirien.
Pour sa part, Kouamé Séraphin, conseiller technique à la Friedrich-Ebert-Stiftung, est revenu sur l’historique de l’Académie, lancée en 2019 et désormais à sa septième année. Insistant sur le rôle central de la formation dans le syndicalisme, il a rappelé les fondements juridiques de la liberté syndicale en Côte d’Ivoire, notamment la Constitution et les conventions internationales de l’Organisation internationale du travail (Oit) ratifiées par le pays. Il a enfin invité les jeunes syndicalistes à faire preuve de patience, de discipline et de persévérance, soulignant que le savoir demeure une arme essentielle et que le syndicat reste une force incontournable dans la défense des travailleurs.